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PNL: Les yeux en Programmation Neuro Linguistique

A la fin des années 70, les créateurs de la Programmation Neuro Lingustique (PNL), Bandler et Grinder tentent de relier le mouvement des yeux au contenu sémantique d’un énoncé. C’est-à-dire qu’ils établissent une typologie des mouvements des yeux en fonction du contenu verbal :

Mouvements des yeux en PNL

La PNL découpe les mouvements des yeux en 6 directions. Chaque direction est associée à une clé d’accès sensorielle. L’acronyme VAKOG « Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif, Gustatif » est souvent utilisé pour évoqué ces clés d’accès sensorielle.

  • En haut à droite = visuel construit. La personne imagine, construit une nouvelle image. Par exemple imaginer sa grand-mère en train de sauter en parachute.
  • En haut à gauche = visuel remémoré. La personne se souvient d’une image connue. Par exemple : se souvenir de son dernier cadeau d’anniversaire.
  • Latéralement à droite = auditif construit. La personne construit un nouveau son. Par exemple imaginer le son d’un mot à l’envers.
  • Latéralement à gauche = auditif remémoré. La personne se souvient d’un son. Par exemple l’ancienne sonnerie de son portable.
  • En bas à droite = Kinesthésique. La personne fait attention au toucher, aux sensations. Par exemple remarquer la température de ses doigts.
  • En bas à gauche = auditif interne ou dialogue interne. La personne se parle intérieurement. Par exemple se demander ce que l’on veut faire.
Cependant cette grille de lecture, bien que séduisante et populaire, est largement remise en question par de multiples études. Qui n’ont trouvé aucunes corrélations entre le mouvement des yeux et la typologie mise en place par les auteurs. Cette grille de lecture est également souvent appliquée à la détection du mensonge. En effet, la PNL considère que si une personne parle d’un souvenir en regardant en haut à droite (construction d’une image) alors la personne serait en train d’inventer un souvenir et donc en train de mentir. Ce lien entre mouvement des yeux est démenti par de multiples étude sur le sujet mais continue d’alimenter les croyances populaires.
Ajoutons que l’analyse du regard ne peut se réduire à une analyse uniquement centré sur l’individu. Trop d’éléments contextuels sont susceptibles de modifier le regard, comme la présence d’une fenêtre, d’une lumière ou la présence d’individus. De plus une personne mal à l’aise, cherchera des points de fuites, qui sont directement dépendant de l’environnement. Tous ces facteurs biaisent de fait une analyse des mouvements des yeux à partir d’une grille préétablie.
Référence : Brossard. (1992). La psychologie du regard. Delachaux et Niestlé.

À propos Hugues Delmas

Docteur en psychologie, il dirige d'ADN Research, la filiale scientifique d’ADN Group.

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