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Les rides du visage ont-ils un lien avec la longévité et les risques cardiovasculaires ?

L’apparence du visage peut être facilement observée et quantifiée. La peau du visage est facilement accessible et pourrait être utilisée pour étudier comment les mécanismes biologiques influencent la dégénérescence des tissus avec l’âge des personnes, la santé et la longévité. Au travers de l’étude des rides notre communication non-verbale reflètent-elle notre longévité ?

Au délà des croyances voulant que l’apparence d’une personne  reflète systématiquement l’âge de la personne. Il a été montré que l’âge perçu de personnes âgées (plus de 70 ans) sur des photos de passeport était un bon indicateur de la mortalité, des capacités physiques et cognitives. Ces premiers résultats suggèrent que l’âge perçu et les rides de la peau sont des marqueurs pertinents de la santé et de la longévité des individus.
Le groupe d’étude de la longévité de Leiden est un groupe comportant des personnes âgées de plus de 90 ans et ayant au moins un frère ou une sœur ayant également dépassé les 90 ans. Les chercheurs ont étudié les descendants de ces personnes. Au total c’est plus de 600 personnes qui ont participé à l’étude, répartie en deux groupes : celles qui ont au moins un ancêtre de plus de 90 ans et celles qui n’ont pas d’ancêtre nonagénaire, tous sans antécédents de maladie déclarée. Ces personnes étaient prises en photos de face et de trois quart. A partir de ces photos des sujets naïfs devaient évaluer l’âge des personnes. De plus, deux spécialistes de la peau devaient examiner les rides présents autour des yeux (patte d’oie) et sur les joues. La topographie, la texture et la profondeur des rides ont été évalué à l’aide d’un logiciel spécifique. Certaines données, pouvant avoir un impact sur l’apparence de la peau du visage comme le fait d’être fumeur, ou l’indice de masse corporelle ont été contrôlé lors des analyses statistiques. Les photos ci-dessous montrent le morphisme des visages de descendants de nonagénaires (A) (moyenne d’âge 63 ans)  et des personnes n’ayant pas d’ancêtre nonagénaire (B) (moyenne d’âge 62 ans).

Il est apparu que les descendants de personnes nonagénaires avaient un visage moins marqué et moins ridé que les autres personnes. Appuyant le précédant résultat, les hommes descendants de personnes nonagénaires étaient significativement perçu 1,4 fois plus jeune. Ainsi les personnes avec un ancêtre de plus de 90 ans étaient moins ridées et paraissaient plus jeunes.

Lors de l’expérience le risque cardiovasculaire des sujets était relevé à l’aide de l’échelle de Framingham. Les résultats ont montré que les personnes ayant un faible risque cardiovasculaire étaient perçue comme ayant deux ans de moins de leur âge que les autres personnes. Étant donné la nature transversale de l’étude, il est difficile d’établir un lien de cause à effet entre risque cardio-vasculaire et âge perçu. Pour cela une étude longitudinale doit être menée pour comprendre comment la tension artérielle ou des paramètres qui lui sont associés peuvent détériorer l’apparence du visage (peau, tissu sous-cutané) à travers le temps.

L’apparence est une source de motivation pour changer les comportements des personnes. Les messages de prévention contre les risques cardiovasculaires incluent rarement des arguments liés à l’apparence des personnes. Cette étude légitimise le fait que des messages de prévention pourraient utiliser un message de santé tel que : « Garder votre coeur en bonne santé – rester plus jeune ».

Les personnes issues d’une famille comportants des nonagénaires avaient moins de rides que les personnes n’ayant aucuns nonagénaires parmi leurs ancêtres. De plus, l’âge perçu du visage a été un marqueur de la longévité familiale et des risques cardiovasculaires. Ces résultats ont été observé chez des personnes saines, et indépendamment de leur consommation de tabac, d’exposition au soleil, et de leur indice de masse corporelle. Ainsi, les auteurs suggèrent que les tissus de la peau et l’apparence du visage peuvent être utilisé pour mieux comprendre les mécanismes sous jacent la vieillesse et la longévité.Publié par Hugues Delmas

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